Sommets, parois et grottes

Les milieux rocheux, malgré leur apparence hostile, accueillent une faune remarquable et fragile. Les roches calcaires qui constituent la structure du massif ont favorisé la formation de nombreuses parois, aussi bien en montagne qu’en bordure des plaines.

Du fait de la faible altitude des sommets du massif, certaines espèces alpines ne se reproduisent pas en Chartreuse : le lagopède et la niverolle ne s’observent qu’en hiver, probablement venus du massif de Belledonne. L’accenteur alpin niche uniquement dans les escarpements rocheux des hauts sommets. Le chocard à bec jaune, typique des hautes montagnes, compte quelques colonies dans les failles des grandes parois. Ces deux espèces sont les plus alpines du massif. L’aigle royal compte 3 à 4 couples répartis dans les falaises de Haute Chartreuse.

Crédit photos : Michael Sol et Dominique Mouchene

Les parois des piémonts et des gorges qui bordent l’Avant Pays savoyards et les coteaux de l’Isère abritent le hibou grand-duc, dont la population est estimée à une dizaine de couples sur le territoire. D’autres oiseaux occupent les parois rocheuses à des altitudes variables : tichodrome échelette, martinet à ventre blanc, hirondelle de rocher, faucon pèlerin… Le réseau souterrain des Hauts de Chartreuse, un des plus longs de France avec ses 250 km de galeries répertoriés, abrite deux insectes endémiques (présents uniquement ici) dont l’abeille de Perrin.

 

Près de 20 espèces de chauves-souris fréquentent les cavités de Chartreuse, les clochers d’églises et les combles des habitations. Le grand rhinolophe, très rare, hiberne en petit nombre dans quelques cavités.